Peu à peu le Québec disparait en tant que société distincte au Canada

On n’en parle pas trop au Québec.  Le  ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao ne veut pas en parler. Mais la question se pose quand même. Est-ce que les recommandations du Rapport d’application de la Loi sur la distribution des produits et services financiers récemment rendu public par le Ministère des finances est un nouveau pas dans la direction de faire disparaitre le caractère distinct du Québec?

Ce rapport ouvre la possibilité de reconnaître l’Association des courtiers en fonds mutuels (ACFM) http://www.mfda.ca/  (je ne vois pas de français sur le site) au Québec ce qui pourrait mettre fin à la Chambre Financière. Tout ceux qui m’ont lu savent que je suis un critique de la Chambre et donc on peut dire que ce que je vais dire ci-dessous est entièrement objectif.

Une société distincte c’est moins profitable…

Ceci je peux le dire car je l’ai entendu lors de réunions aux sièges sociaux de certains assureurs canadiens. Devoir accommoder deux systèmes réglementaires c’est coûteux. Faire affaire dans deux langues c’est coûteux et les assureurs canadiens et aussi les banques aimeraient changer ceci pour augmenter les profits.

L’industrie financière au Québec: “La seule indépendance qui a réussi!!!”

Il est incroyable de voir le peu d’informations qui existe sur l’industrie financière du Québec et surtout sur les conditions qui ont amené la création de L’association provinciale des assureurs-vie du Québec en 1960. La création  de cette organisation est toute une histoire sur le combat des Québécois francophones pour affirmer leur identité. Mais on n’en parle pas et tout l’historique disparait avec la mort de ceux qui y ont participé.

La création de L’association généra une bataille avec  l’association canadienne et anglaise soit « the Life Underwriters Association of Canada (LUAC) ».  Cette bataille alla même jusqu’à  la Cour Suprême quand LUAC déclara que si L’association devenait indépendante qu’elle perdrait le droit d’utiliser le terme AVA/CLU (assureurs –vie agréés). C’est un peu comme la monnaie canadienne quoi. Si le Québec devient indépendant, il perdra le droit de l’utiliser. Mais la Cour Suprême prit la décision que le terme CLU/AVA n’était pas une marque de commerce mais un droit de profession qui est du domaine provinciale. Le gouvernement du Québec alors passa  comme loi une réglementation gouvernant l’usage de ces titres professionnels pour protéger les droits des francophones.

Les conseillers financiers Québécois tannés de ne pas pouvoir communiquer dans leur langage et tannés de pas pouvoir adresser les conditions de leur professions à un niveau provincial et tannés de se faire dicter la loi par Toronto misèrent sur un projet d’indépendance et ILS ONT GAGNÉ!!! Je vais ici laisser la parole à Victor Dumais fondateur de L’association cité dans L’ASSUREUR-VIE UNE PRATIQUE DÉCLOISONNÉE, PUBLISCOPIE UNE PROFESSION MIEUX ENCADREE  SAMEDI 3 JUIN 1989 SPÉCIAL L’ASSUREUR-VIE  Responsable des cahiers spéciaux Alain Brunei Responsable rédaction Manon Chevalier Communications  Textes: Suzanne Lalande :

« À une différence prés. Au fil des ans, l’association a pris une couleur de plus en plus québécoise pour finir, en 1986, par couper complètement les liens qui l’unissaient encore à la maison-mère de Toronto: l’Association des assureurs-vie du Canada. C’était inévitable, estime Victor Dumais. Le domaine de l’assurance-vie est d’abord de juridiction provinciale et il fallait atteindre cette autonomie pour pouvoir tenir compte des particularités du Québec. J’ajouterai que si l’association n’avait pas déjà été créée, il aurait fallu le faire il y a quatre ou cinq ans, quand s’est amorcé le décloisonnement.»

«L’association qu’on a créée en 1960 n’était pas le fruit d’une génération spontanée», tient-il à préciser. Depuis de nombreuses années, en effet, les assureurs-vie étaient regroupés dans des associations régionales qui, elles, étaient rattachées à une association nationale ayant son siège à Toronto.

En 1955, dans le bouillonnement qui précède la révolution tranquille, certains assureurs-vie, surtout autour de Montréal, commencent à manifester leur mécontentement. «Tout se passait en anglais, rappelle M. Dumais. Il fallait toujours recourir à un intermédiaire pour se parler. C’était lourd et lent.»

La langue constitue une barrière de taille, mais elle n’est pas la seule. Les points de litige ne manquent pas. En fait, les assureurs-vie du Québec réclament une plus grande autonomie dans tous les domaines : assurer eux-mêmes la formation, avoir leur propre comité de déontologie, pouvoir établir des liens plus étroits avec le gouvernement provincial… Ce qu’ils réclament, au fond, sans oser en parler ouvertement, c’est une association indépendante. Le slogan Maîtres chez nous! leur va alors comme un gant.

Les banques et le Québec…

Il est intéressant de noter que lorsque  soudainement nous apprenons que la Banque CIBC ne contestera pas légalement le fait que les banques fédérales doivent se soumettre à la juridiction provinciale et de collaborer avec le syndique de la Chambre Financière nous apprenons aussi que le gouvernement libéral  veut changer la Loi.  Est-ce que c’est un hasard? Une réponse positive  à cette question met fin à la société distincte du Québec.

Dans conseiller.ca nous voyons des cotations intéressantes  tel que :

http://www.conseiller.ca/nouvelles/la-csf-dans-l%E2%80%99eau-chaude-54293

« Spécialiste de la chose réglementaire, Me Zordel siège au conseil du tout nouveau Organisme coopératif de réglementation des valeurs mobilières, mis sur pied par l’Ontario et le fédéral comme substitut du projet de régulateur national, dont l’arrêt de mort a été signé voici trois ans par la Cour suprême. Pour les grandes institutions, la consolidation, voire la disparition des OAR, « est surtout une question de réduction des coûts », poursuit Heather Zordel, qui explique ainsi les forts vents à l’origine de la vague consolidatrice. »

On comprend maintenant la résistance de l’AMF à appliquer la Loi sur la distribution aux assureurs canadiens…

Ayant été le témoin de pratiques illégales concernant l’assurance commises par des assureurs canadiens, j’avais été alors surpris par le refus de l’AMF d’agir et d’appliquer la Loi. Malgré mes dénonciations et preuves, l’AMF niait le tout allant même jusqu’à faire des allégations qui font maintenant le sujet d’une procédure publique et bientôt criminelle https://contrelamf.wordpress.com/

Maintenant je comprends tout et surtout que l’argent et le profit prime sur tout même les lois et même la langue. Je me demande si nos aïeux l’avaient vu venir celle-là…  Adieu société distincte, tu n’as même pas été vendu à bon prix!

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La Vie Universelle n’est pas un produit de placement

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Cette campagne de sensibilisation pour les consommateurs a commencé avec la publication du livre “Unraveling the Universal Life Scam disponible en anglais à:

http://www.amazon.ca/gp/product/B00PR35MEO?*Version*=1&*entries*=0

Hard copy: <a href= »https://www.createspace.com/5108100″>https://www.createspace.com/5108100</a&gt;

kobo: <a href= »http://store.kobobooks.com/en-CA/ebook/unraveling-the-universal-life-scam »>http://store.kobobooks.com/en-CA/ebook/unraveling-the-universal-life-scam</a&gt;

Une version francaise de ce livre sera beientot disponible.

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FSCA:MESSAGE IMPORTANT

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L’Alliance des Consommateurs dans les Services Financiers (FSCA) est une alliance nationale de consommateurs créée dans le but de protéger et défendre les droits et intérêts de ceux qui ont acheté un produit financier.

Nous recherchons le témoignage de tous les consommateurs qui ont acheté un produit d’assurance appelé Vie Universelle, particulièrement un produit de Transamerica et National Life/Industrielle vendu dans les années 90. Si vous avez perdu de l’argent dans un produit Vie Universelle, enregistrez votre plainte à http://www.consumerights.ca/database.html (pour le moment le formulaire doit être envoyé manuellement par email)

Nous recherchons aussi le témoignage des clients orphelins; c’est à dire consommateurs qui ont acheté n’importe quel produit d’assurance-vie et qui n’ont pas vu un agent en 5 ans. Nous sommes particulièrement intéressées par les clients orphelins des réseaux directs de Manuvie et Great West Life. Si vous étés un client orphelin veuillez enregistrer votre plainte à http://www.consumerights.ca/database.html (pour le moment le formulaire doit entre envoyé manuellement par email)

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Fable Québécoise: Table à trois pattes

Il existait dans les environs des années 1800 dans la paroisse de Charlesbourg, un de ces fermiers habitués aux travaux incessants d’une petite agriculture primitive et qui malgré le bonheur qu’il en procurait, ne pouvait subvenir qu’à ses besoins essentiels. Comme ce fermier n’avait pas le temps de s’éduquer, il était condamné à être incapable de s’améliorer par la bienfaisance du progrès. Si on ne peut donner une date précise à cette histoire, c’est qu’un ignare n’a pas la parfaite maîtrise du passage du temps.

Ce fermier était différent de tous les autres fermiers parce qu’il possédait une merveilleuse table en bois d’ébène. C’était son bien le plus précieux. Il en était tellement fier. Normalement pour un fermier, une telle possession aurait dû être hors de sa portée. Mais il avait fait l’acquisition de cette table par le fruit du hasard et de la chance parce qu’on s’en était débarrassée car la table en question avait un défaut. Cette table n’avait que trois pattes.

Mais cela n’empêchait pas notre fermier ignare et rétrograde de manger à cette table. Chaque fois, il se positionnait avec sa chaise au quatrième coin de la table tenant celle-ci dans une parfaite position d’équilibre avec ses genoux pendant qu’il mangeait son repas du jour. Il était fier de ses prouesses et il laissait la porte ouverte de sa cuisine pour ne pas avoir à se lever dans le but de laisser entrer un visiteur ce qui aurait compromis une telle balance. Au visiteur, il disait de sa voix rauque et grossière déformée par une vie simple et industrieuse :

« Entrez, entrez !!! V’nez donc voir ma table. J’vous dis. »

Et le visiteur entrait dans la petite chaumière aux lueurs sombres d’un feu de cheminée. Son regard s’arrêtait sur la table en notant son angle bizarre qui favorisait les genoux du fermier. Le visiteur devenait perplexe jusqu’à temps que ses yeux enregistrent le fait que cette table n’avait que 3 pattes. Le visiteur avait alors l’envie de rire mais cette envie se dissipait vite à la vue de la surface lisse et parfaite de la table. Alors le visiteur notait la beauté exquise du bois d’ébène et oubliait que cette table n’avait que 3 pattes.

C’est ainsi que cette histoire vint aux oreilles d’un marchand qui avait apprivoisé son imagination au service du profit. En entendant cette histoire, il comprit qu’il y avait ici une très grande opportunité de faire de l’argent et c’est ainsi qu’il prit la route pour visiter notre fermier.

Quand le marchand arriva, le fermier était à la table balançant adroitement celle-ci par ses genoux. Le marchand frappa, une fois; deux fois.

« Entrez, entrez !!! V’nez donc voir ma table. J’vous dis. Elle est belle. »

Le marchand entra et il ne remarqua rien d’autre que la beauté du bois d’ébène. Un tel bois n’avait pas sa place dans une chaumière d’un fermier. Ce bois avait sa place dans sa résidence. Il lui fallait posséder cette table et c’est ainsi qu’il eut une remarquable idée.

« Quel splendide table, » dit-il. « C’est dommage qu’elle soit si désuète. »

Le fermier fut tout à fait surpris de ce commentaire. Jamais on n’avait critiqué sa table. Pour la première fois il sentit la peur. Peut-être qu’il y avait un problème avec sa table.

« Vous n’aimez pas ma table, Monsieur? »

« Non, comme je vous l’ai dit elle est splendide votre table. C’est que je reviens de Londres et je peux vous dire que dans tous les palais, toutes les maisons et toutes les fermes, il n’y a que des tables à 2 pattes. »

« 2 pattes? » Le fermier fut si surpris que pour un moment il oublia de balancer la table. Son plat et son verre de lait positionnés devant lui tombèrent avec fracas sur le plancher comme pour accentuer sa surprise.

Le marchand eut un petit sourire. « Exactement. À Londres il n’y a que des tables à deux pattes. Imaginer si vous faisiez la même chose. Enlevez donc une patte. Votre table ne serait non seulement pas splendide, elle serait moderne. »

Le fermier commença à considérer cette suggestion mais le marchand ne lui en laissa pas le temps. « Celle-ci ferait l’affaire. » S’étant rapproché de la table, il pointait maintenant la patte devant lui. « Il semble qu’il y ait quelque chose d’écrit sur cette patte. Oui, c’est bien vrai. Il y a un seul mot. Re…ligion. Cela dit religion. Aucuns doutes, cette patte là c’est du passé et elle doit être enlevée et je vais vous aider si vous le voulez. »

Devant une telle sollicitude, le fermier ne pouvait trouver aucunes raisons pour ne pas faire comme le marchand le suggérait.

Et c’est ainsi que le fermier enleva une patte à sa table ne sachant pas que le marchant avait omis de lui donner une information. Quand on enlève une patte il est important de déplacer les deux pattes qui restent et de s’assurer qu’elles seront assez robustes pour supporter la table.

Tenant maintenant maladroitement la table en question, le fermier tenta de s’y asseoir tout en essayant d’équilibrer la table avec ses mains et genoux. C’était impossible.

Il regarda le marchant recherchant son aide. « J’vous dis, ca ne marche pas. »

« N’ayez point peur car j’ai la solution parfaite pour vous. Je reviens dans quelques instants. »

Quelques minutes plus tard, il revint avec le voisin du fermier qui tenait d’une main une chaise et de l’autre son repas du jour. Le marchant conduisit le voisin au coin de la table où il avait enlevé la patte.

« Maintenant pour manger il faut vous asseoir ici mon monsieur en toute bonne compagnie car en bon voisin et avec votre aide, tous les deux vous serez assis non seulement à une table splendide à 2 pattes mais à une table moderne qui pourra rivaliser avec les grandes tables d’Europe. »

« Mais j’ai ma propre table, » dit le voisin.

Le marchand lui répondit avec un grand sourire. « Pas de problèmes. Gardez-la. Un jour je suis certain que vous trouverez un emploi à cette table. »

C’est ainsi que maintenant le fermier devait toujours manger avec son voisin car pour équilibrer cette table à 2 pattes on avait besoin de deux paires de genoux.

Un mois passa et le marchand revint visiter le fermier. Il cogna à la porte et 2 voix répondirent en unisson.

« Entrez, entrez !!! V’nez donc voir notre table. J’vous dis. Elle est belle, » et après quelques secondes d’hésitations, « elle est moderne… aussi. »

« Vous avez raison! Quel splendide et moderne table, » dit le marchant. « C’est dommage qu’elle ne soit pas pratique. »

« Vous n’aimez pas ma table, Monsieur? »

« Non comme je vous l’ai dit elle est splendide et moderne votre table. C’est que je reviens d’Ottawa et je peux vous dire que dans tous les palais, toutes les maisons et toutes les fermes, il n’y a que des tables à 1 patte. »

« 1 patte? » Le fermier et le voisin furent si surpris qu’ils tombèrent de leurs chaises, basculant la table avec tout un fracas qui démontrait leur surprise.

Le marchand eut un petit sourire. « Exactement. À Ottawa, il n’y a que des tables à 1 patte. Imaginer si vous faisiez la même chose. Enlevez donc une patte. Votre table ne serait non seulement pas splendide et moderne, elle serait tellement pratique avec beaucoup d’espace pour les genoux. »

« Vous êtes certain? » demandèrent le fermier et son voisin qui regardaient avec une certaine consternation leur repas qui gisait maintenant sur le plancher.

« Absolument. En faite cette patte là fera l’affaire. Et je vois qu’elle aussi a un nom. N…os L….ois. Il est écrit Nos Lois. Donnez-moi de l’aide et on va se débarrasser de cette patte car je vous assure qu’elle n’est vraiment pas pratique. »

Avec cette patte disparue, le fermier et son voisin se grattaient la tête se demandant comment il allait garder l’équilibre de cette table car bien sûre le marchand avait omis d’expliquer qu’une table peut avoir une patte mais il faut en changer la location, augmenter et renforcer son support.

Mais le marchand avait la solution. Il alla chercher tous les autres voisins pour les asseoir tous à la table. « C’est beaucoup mieux, » dit-il. « En enlevant cette patte là cela vous permet d’inviter beaucoup plus de monde à votre table. »

Aussitôt que le marchand était partit, la discorde commença à régner autour de la table. Tout le monde avait son idée tant qu’à quand et comment on allait manger. La dispute prit une telle ampleur que le fermier chercha une solution pour désamorcer la situation. Cette fois-ci, le fermier n’eut pas besoin du marchand pour décider d’enlever la dernière patte. Il se dit ainsi cela serait si facile de mettre la table de coté quand on en avait pas besoin tout en permettant à de petits groupe de l’utiliser quand ils en avaient de besoin.

Avant d’enlever la patte, il regarda ce qui était écrit dessus. « Langage, » qu’il dit tout haut. « C’est pas si important que cela. Ça vous aide pas à vous remplir le ventre.»

Et pour un temps, cette solution fonctionna jusqu’à temps que le premier voisin du fermier se souvint d’un des propos du marchant.

Un mois plus tard le marchand revint frapper à la porte du fermier mais il n’y eut aucune réponse. La porte était fermée. Il chercha alors le fermier et il le trouva dans son champ à manger son repas à même le sol.

« Vous ne mangez plus à votre table? » il demanda innocemment.

Le fermier répondit négativement de la tète avec un mouvement lent qui voulait accentuée la tristesse qu’il ressentait. « Personne ne pouvait s’mettre d’accord sur l’heure du repas. C’tait la bagarre tout le temps. On a même essayé d’ôter la dernière patte. »

« Qu’est-il arrivé? »

Le fermier haussa les épaules découragé. Il ne ressentait plus de fierté pour sa table. « Pour un temps ca avait marché pis après quelque temps tout le monde s’est mis d’accord avec mon voisin et pis il a mis sa table à place. »

« Où est votre table d’ébène maintenant? »

« Sur le bord d’ la maison. »

« Vous ne voulez plus de votre table? »

Le fermier ne savait pas quoi répondre. « J’sais pas. Une table même d’ébène ça vaut seulement quelque chose si on peut y manger. Mais j’peux pu y manger maintenant. »

Le marchand sauta sur l’opportunité qu’il avait su si bien créer. « Je suis prêt à acheter votre table. Pas chère, parce que qu’une table sans pattes ça vaut pas grand chose. »

C’est ainsi que le marchand acquerra cette table d’ébène pour une pitance.

À son retour à la maison, le fermier remarqua les trois pattes inutiles qui gisaient sur le sol dans le coin. Il pouvait nommer chacune des pattes : Religion; Langue; Nos Lois; et pour un instant il eut un éclair de génie.

« J’aurais pu faire une quatrième patte, » il dit alors tout haut.

Son voisin qui passait par là demanda, « Qu’est-ce que tu dis? »

« J’dis que j’aurais pu faire une quatrième patte. »

Son voisin le regarda avec une soudaine compréhension « Ça serait quoi le nom de c’te patte là? »

Le fermier eut un soupir mais il ne répondit pas. Il prit le chemin des champs car il avait du travail à faire.

« Ça serait quoi le nom de c’te patte là? » répéta le voisin en criant.

« Pays. Je l’aurais appelé Pays. Avec c’te patte là, j’aurais pu manger à ma table, ma belle table, comme tout le monde dans tous les palais, toutes les maisons et toutes les fermes à Londres ou à Ottawa. »

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Budget 2013: De l’imposition à la Durham…

Que se passe-t-il au Québec? Avec la présentation du budget 2013 par Flaherty, je m’attendais à entendre les protestations des Québécois jusque dans les Maritimes où je vis. Mais rien. Il n’y a que le silence. Le Québec va se faire passer un sapin et il n’y a pas un mon oncle ou une ma tante pour dire un mot.

Mais ma foi ou sont vos journalistes? Regardons 3 initiatives du budget 2013.

L’abolition progressive de la déduction supplémentaire accordée aux caisses de crédit

Je viens tout juste de prendre connaissance d’un rapport produit par les « Credit Unions ». Cette initiative du budget 2013 va coûter aux caisses un montant total de 47 millions. Comme les « Credit Unions » sont d’une grosseur égale aux Caisses Desjardins, la proportion des coûts attribués à Desjardins sera de 50% soit 23.5 millions.

N’existe-t-il pas une disproportion entre ce coût de 50% et la population du Québec? Le Québec représente 23% de la population Canadienne. Donc le Fédéral vient voler 27% du 47$ millions des poches des Québécois. C’est 13 millions par année.

Élimination du crédit d’impôt fédéral relatif à une société à capital de risque de travailleurs

Cette mesure du budget vise particulièrement les Fonds de la FTQ et CSN. Encore une fois, le plus grand fonds de capital de risque de travailleurs est au Québec et c’est le FTQ. En faite en 2003, 50% des dépôts dans les fonds de capital de risque de travailleurs étaient faits au Québec. Maintenant que sont les contributions des Québécois versus les Canadiens ? C’est difficile à dire car beaucoup de chiffres se contredisent.

Nous savons que le Fédéral économisera quand le crédit sera totalement éliminé un montant de 160 millions. Donc sur la base de la population Québécoise, cette part devrait être d’environ de 40 millions.

Utilisant des chiffres que j’ai pris de la Presse, ce crédit a mis dans les poches des Québécois un montant de 769 millions dans les derniers 5 ans. Donc un crédit 154 millions en moyenne par année. La moitié de ce crédit était fédéral et l’autre moitié provincial. Donc nous parlons de l’élimination de 77 millions au Québec par année. Le fédéral viendra chercher 37 millions de trop dans les poches des Québécois qui seront utilisés pour payer le nouveau programme fédéral de fonds d’appui au capital de risque de 400 millions.

Ici la question n’est pas si vous pensez que le fonds FTQ est bon ou pas. Ce qui est important de comprendre est qu’il y a 40 millions qui vont disparaître annuellement de l’économie du Québec en plus d’un 13 millions pour les Caisses. Aussi il faut lire ce que dit Michel Girard :

« Ne nous leurrons pas. Si jamais les gouvernements abolissent leurs crédits d’impôt au Fonds de la FTQ, les actionnaires n’investiront plus d’argent neuf. Les volumineux rachats grugeront rapidement l’actif… »

http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201207/13/01-4543453-pas-de-ponzi-au-fonds-ftq.php

Est-ce que Girard aura raison et verrons-nous la disparition des Fonds de la FTQ ? À cette perte d’argent allons-nous ajouter pertes d’emplois ?

Stratégie évitement d’impôts

Dans le budget 2013, Flaherty annonçait la disparition SOUDAINE des avantages de faire du levier sur les polices d’assurance.

Si j’avais su que pour profiter des largesses de Flaherty, je n’avais qu’à frauder Revenu Canada, je l’aurais fait il y a longtemps. Flaherty nous en passe une vite en relation aux stratégies 10-8.

Cette stratégie d’évitement de taxes est simple à décrire. Je mets 1 million dans une police d’assurance et j’emprunte de l’assureur $1 million. Donc cela ne me coûte rien. L’assureur me dit qu’il va me créditer 8% sur mon investissement et ils vont me charger 10% sur l’emprunt. Mais comme je peux déduire ce 10% de mes taxes mon coût net est réellement de 5%. Donc je gagne 3%. Qui perd? C’est le contribuable qui doit payer le 5%.

Avant de continuer je dois avouer ma responsabilité. C’est moi qui a révélé le pot aux roses et je sais que ma lettre envoyée aux grands journaux s’est rendu au Département des Finances ce qui a gêné plusieurs bureaucrates et cela a fait peur à plusieurs politiciens. Voici pourquoi cela a été introduit soudainement…

http://911insurance.wordpress.com/2013/03/24/widening-the-income-tax-gap/

http://911insurance.wordpress.com/2012/08/31/letter-minister-of-finance/

Il est donc intéressant de voir qu’aucuns journaux ne parlent de ceci. Ceux qui ont bénéficié de cette stratégie ont fraudé les contribuables de millions de dollars. Maintenant pour que ces fraudeurs ne soient pas désavantagés Flaherty va leur permettre de retirer les valeurs de leurs contrats d’assurance sans créer de disposition imposable pour repayer leurs emprunts.

« Release the Kraken » (C’est le nouveau champagne des voleurs…)

Personne ne demande combien cela va coûter aux contribuables. Incroyable. En plus, si le Fédéral dit que les retraits des polices d’assurances pour ces riches fraudeurs ne seront pas taxables qu’en sera-t-il pour les provinces? Pour certaines provinces dont leurs impôts sont liés au Fédéral, la réponse est simple. Pour le Québec qui a un système d’imposition séparé, quelle sera la position du Québec?

Est-ce que le Québec accordera à ceux qui ont abusé du système et évité leurs impôts, l’opportunité d’éviter plus d’impôts à nouveau en étant capable de faire un retrait non taxable de leurs polices d’assurance?

Est-ce que Revenu Québec a fait un deal avec le Fédéral? Quand on tabasse et on met en prison nos jeunes; nos étudiants parce qu’ils sont contre l’augmentation des frais de scolarité et nous leurs disons que le Québec n’a pas d’argent et qu’il faut donc hausser ces frais et nous allons donner un break a ceux qui ont évité de payer leur juste part de taxes…

Mon oncle, ma tante où êtes-vous, réveillez-vous donc!!!!

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Conrad Black, racisme contre les francophones

Le pire des racistes est celui qui accuse ses victimes de son propre crime. En tant que Canadien, Québécois, francophone et être humain, j’en ai assez des propos haineux et racistes de Conrad Black qui trouve une audience facile et volontaire dans le journal National Post.

 Je suis d’accord qu’il y a trop de corruptions au Québec. Par contre contrairement au reste du Canada quand on met nos fraudeurs en prison on leur donne pas une colonne dans un journal pour qu’il nous fasse la morale et passe jugement sur notre société.

 Dans son dernier article, on peut discerner à quel point cette pauvre excuse d’homme d’affaire qu’est Conrad Black déteste et haï les francophones

  http://fullcomment.nationalpost.com/2012/04/07/conrad-black-bashing-western-canada-once-again/

 Dans son texte il mentionne des anglophones qui ne veulent que de l’anglais sur l’emballage commerciale de produits et de francophones qui veulent seulement du français  sur les signes commerciaux.  Deux comportements exactement similaires. Black comparent les anglophones à des gens qui sont opprimés culturellement par la présence du français sur des emballages commerciaux. Mais si les français font la même chose soudainement il sont des « French Quebec Racist ». Quel double standard !!!

 Conrad Black: There were zealous regionalists in all parts of the country; including Westerners who professed to feel culturally oppressed at the presence of any language but English on commercial packaging, to match the French Quebec racists equally outraged at even bilingual commercial signs or supermarket product identifications.

 Pour moi, les propos de Conrad Black sont une révélation. Il n’y a qu’une seule façon de répondre à la haine d’un anglophone comme lui c’est de répondre par la haine.

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Le paradoxe Ralph Nader ; Voter en dehors du mal…

Je lis beaucoup de commentaires pour et contre le PQ. Un argument proposé à l’électorat désenchanté de Charest est que voter pour le PQ est la seule stratégie possible pour le Québec de se débarrasser de Charest. Un Québécois fier de son patrimoine et se voulant maître de sa destinée comprend que Charest est l’ennemi et que le Québec même réduit à une société distincte ne pourra survivre sous un autre mandat du Parti Liberal.

Ce qui est proposé à la majorité de l’électorat non partisan, ceux qui ne sont pas membre d’un parti politique mais qui veulent se débarrasser du Parti Liberal et de Charest, est de voter pour le moindre mal. Autrement dit en votant pour le PQ vous ne votez pas réellement pour Marois. Vous votez contre Charest.

Cette idée de voter pour le moindre mal n’a rien de nouveau. Cette idée est devenu la norme dans bien des démocraties comme les États-Unis.  En faite, c’est le nouveau système politique de ce pays qui réduit 2 choix à un seul choix.

Voter pour le moindre mal n’est plus une question de bâtir le futur ou d’améliorer notre société. On ne vote pas pour quelque chose, une idée ou quelqu’un. On vote maintenant contre quelque chose, une idée ou quelqu’un. Bienvenue à cette nouvelle démocratie où les enjeux sont décidés non pas parce ce que vous voulez gagner mais par ce que vous pouvez perdre.

Ces élections de la peur déterminent maintenant l’évolution de notre société. Mais la peur c’est un acide qui ronge alors que seul le courage est le mortier qui peut bâtir. On ne se surprend donc pas qu’en votant toujours pour le moindre mal on arrive toujours ultimement à accepter le mal qu’on voulait éviter.

Voter pour le moindre mal par exemple, c’est décider quelle sont les droits que vous allez suspendre pour préserver une Charte des droits. Voter pour le moindre mal vous rassure qu’il y aura toujours une Charte même si tous les droits disparaissent. Sous ce système du moindre mal, la qualité du « leadership » politique ira toujours en diminuant. La qualité des « leader » s’effacera d’une élection à l’autre car leur qualité se mesure par la justification et non par l’inspiration.

Pour l’électorat non partisan, voici le paradoxe du PLQ versus le PQ versus une troisième option. Un choix pour le PLQ n’inspire pas et ne se justifie pas. Un choix pour le PQ n’inspire pas mais il peut se justifier. Choisir une troisième option en dehors du PLQ et du PQ, est un choix qui inspire mais est-ce un choix qui peut être justifié ?

Lors des prochaines élections au Québec, est-ce que l’électorat non partisan devrait voter pour le moindre mal ? Pour répondre à ces questions, il est donc logique d’étudier ce qui s’est passé aux États-Unis pour comprendre les implications de voter selon cette stratégie.

La majorité des démocrates au États-Unis blâme Ralph Nader pour l’élection de Bush. Selon ces démocrates, Nader divisa le vote de l’électorat démocrate en changeant la dynamique des deux parties en se présentant comme un troisième candidat. Il est donc blâmé pour tous les changements introduits par Bush qui changèrent irrémédiablement pour le pire les États-Unis comme la diminution des droits protégés par la constitution et les années de guerre qui s’ensuivirent même si le congrès était contrôlé par des démocrates qui jamais ne s’opposèrent à ces initiatives.

Ralph Nader est un homme extraordinaire reconnu pour avoir affronter General Motors. Il gagna une bataille contre une des plus grosses corporation en créant le précédent que la vie humaine est plus importante que les profits.

Ce qui surpris les démocrates est que Nader refusa ce blâme qu’il avait gâché les élections. Il se présenta une deuxième fois aux élections. Bush gagna un second mandat.

Après 2 mandats sous les républicains, finalement les démocrates sont revenus au pouvoir. Les démocrates allaient pouvoir démontrer que voter pour le moindre mal peut apporter des changements positifs et substantiels à la société. On a tous dit « Ouf ! » Tout va changer car on s’est débarrassé de Bush et sa bande de gangster.  Après un mandat d’ Obama nous disons tous : « Quand ? » A-t-on mis fin à la guerre ? Fin à la torture ? Fin du  «corporate welfare » ? On s’aperçoit que rien n’a changé.

Donc Nader avait raison. Une démocratie fonctionne que si on vote pour quelque chose. Voter pour le moindre mal ne change rien. Mais cette stratégie a tellement bien fonctionné pour le 1% que ce 1% est dans le processus de payer des centaines de millions de dollars pour s’assurer que seul les pires imbéciles apparaissent dans la course pour le pire candidat républicain. Comment un pays ayant tant de talent peut produire de tels candidats à la fois pathétiques et répugnants. Gingrich divorcé 3 fois parle de l’importance de protéger les familles. Tout à fait répugnant. Romney parle de créer des emplois pour la classe moyenne quand il a fait ses millions en éliminant des compagnies et des emplois. Santorum défit la raison. Il dit tant d’idioties qu’il est impossible d’en isoler une seule. Il n’y aura qu’un seul choix possible aux États-Unis. Le choix est entre le moindre mal ou le pire du mal. Le choix c’est entre le statu quo ou un retour en arrière. Pour le 99%, le futur n’est plus une option disponible.

Au Québec, celui qui n’est pas membre d’un parti ressent dans son âme l’élimination de ses choix et de son futur. Pour cette électorat, votez pour le Parti Liberal c’est voter la dépossession immédiate de notre patrimoine. Voter pour le PQ, c’est voter pour la dépossession contrôlée de notre patrimoine. La seule différence entre les 2 options c’est le temps de l’ agonie que cela prendra pour être déposséder.

Peut être que cet électorat votera pour le moindre des maux. Mais si le PQ n’inspire pas et si le Parti Liberal gagnent les prochaines élections beaucoup se demanderont pourquoi quand les Québécois haïssent  tant Charest.

Il y aura deux explications possibles. L’électorat aura peut être rejeté le moindre des maux car il aura décidé que pour gagner il faut affronter le pire des maux en choisissant une troisième option malgré tout le mal que cela va faire.

L’autre explication possible est que beaucoup de Québécois sont las. Il sont las de leur langue et de leur culture. Ils sont las d’être différents et ils se disent que si les Québécois sont condamnés à disparaître et bien qu’ils disparaissent ! En votant pour le PLQ, les Québécois disent qu’ils ne peuvent plus être inspirés. Ils sont si las qu’il semble que le pire des maux, soit le PLQ, représente le seul futur possible.

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